Témoignages

Cette année de formation a demandé une grande rigueur dans le travail universitaire et en entreprise, en effet le rythme de travail fut intense et l'implication nécessaire pour la réussite de cette année fut grande. Elle fut riche tant en connaissances théoriques que pratiques.
Le travail en entreprise a permis une évolution sur le plan personnel et professionnel et constitue une expérience très enrichissante.

Actuellement, je réfléchis à poursuivre mes études en master professionnel d'analyse chimique à Lyon en alternance sur les deux années. J’envisage également de passer les concours de la fonction publique pour intégrer le SCL ou la police technique et scientifique.

 Audrey, 23 ans

Ancienne Apprentie en Licence Analyse Chimique à l'Université de Paris 7
 

J’ai connu l’existence de l’apprentissage lorsque j’étais en BTS et que je me renseignais sur la poursuite de mes études en Communication. A la sortie du Bac général, je connaissais mal ce système, pensant qu’il n’était pas approprié à la poursuite de longues études. Nous n’avons pas été assez informés à ce sujet au lycée. Je pense que l’apprentissage est encore perçu négativement par les étudiants qui souhaitent poursuivre un long cursus.
Après mon BTS, j’ai ressenti le besoin de travailler tout de suite. Cependant, je voulais continuer mes études et aller jusqu’au fameux BAC+5. L’alternance s’est donc présentée comme la solution idéale. De plus, c’était un bon moyen de financer la suite de mes études tout en ayant une réelle place en entreprise.
Le premier avantage est avant tout l’expérience. Aujourd’hui je peux mettre en avant 3 ans d’expérience en agences évènementielles et de publicité à seulement 24 ans ce qui est, je pense, un réel atout. Lorsqu’elles voient le mot « stage » sur un CV, les entreprises peuvent parfois penser (à tort) que le candidat n’a eu que peu de responsabilités. En alternance en revanche, il est tout de suite induit que le candidat était considéré comme un salarié, comme un membre à part entière de l’entreprise, avec des objectifs à réaliser et des responsabilités.
Le fait d’avoir un salaire est un avantage non négligeable également !
Dans le domaine de la communication, l’avantage principal est de pouvoir mettre en pratique ce que l’on étudie en cours. C’est probablement le cas pour tous les domaines, mais la communication est un domaine très vaste avec une multitude de métiers et il est facile de s’y perdre. La clé, c’est le temps passé en entreprise. Dans un stage de quelques mois, on peut se faire une idée faussée (qu’elle soit bonne ou mauvaise) de ce qu’est vraiment le métier.
L’alternance m’a permis de savoir concrètement la direction que je voulais prendre dans ma carrière.
La principale difficulté de l’apprentissage selon moi est d’arriver à jongler entre les attentes de l’entreprise et celles de l’établissement de formation. 

 

Je n’ai vu que des bénéfices à l’apprentissage. Les cours étaient vraiment très intéressants et proches de la réalité du terrain. L’expérience en entreprise est une très bonne chose, nous sommes apprentis donc là pour apprendre. Il n’y a pas vraiment de pression, c’est un sas parfait entre les études et la vie active.
Le rythme est très élevé avec des semaines chargées, il m’a été un peu difficile de concilier le travail pour le master 2 et l’expérience en entreprise.
Pour conclure, je dirai que l’apprentissage est une très bonne expérience qui doit être développée davantage surtout dans les niveaux supérieurs.

 

Jean-Baptiste, 23 ans

Ancien Apprenti en Master Direction des Ressources Humaines à l'Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne
 

Un fait qui revient assez fréquemment lors d’une candidature pour un travail, c’est le manque d’expérience. Une formation telle que l’apprentissage était donc une excellente option pour à la fois poursuivre ses études et engranger une certaine expérience professionnelle afin de faciliter ma future insertion dans le monde professionnel. C’était également un moyen de rythmer un peu les études et d’appliquer ce qu’on apprend dans le contexte réel. L’association de la théorie à l’école et de la pratique en entreprise aide beaucoup à garder le cap et un certain recul vis-à-vis de ce qu’on découvre et apprend.

La plus grande difficulté que j’ai rencontrée lors de mon apprentissage, c’est de réussir à trouver un contrat. Mon cursus était un peu particulier vis-à-vis de ma formation visée, déjà spécialisée. Je viens à l’origine d’un cursus de mécanique générale, contrairement à mes camarades qui viennent eux d’une formation orientée matériaux. Je manquais donc cruellement d’expérience et de connaissances par rapport à eux et il m’a été difficile de trouver un poste d’apprenti.
Le rythme scolaire est également très serré, les cours étant sur des périodes beaucoup plus courtes nous avons énormément de connaissances à acquérir en un minimum de temps. Parfois, en un mois, il fallait assimiler l’épaisseur d’un petit dictionnaire pour passer les examens dans la foulée à la fin.

Cependant, outre ces difficultés, l’apprentissage présente quand même quelque chose de très avantageux : il nous introduit à la vie active, afin qu’on puisse déjà travailler en entreprise et appliquer presque directement ce qu’on visualise en cours. Il nous apprend également à nous adapter et à prendre du recul à la fois sur la théorie et la réalité, car ce qu’on pense idéalement appliquer n’est pas nécessairement aussi simple à mettre en place.
Ce contact avec les entreprises permet aussi de se constituer un réseau professionnel, pour des références futures.
C’est un très bon point sur le CV également et constitue une bonne expérience pour la recherche d’emploi. Les plus chanceux se verront même proposer un CDI à la fin de l’apprentissage.
Un autre point très positif, c’est que l’alternance cours/entreprise permet de dynamiser son cursus scolaire. Quand on a passé des années à suivre des cours, il peut arriver de se lasser des études. L’alternance offre une expérience plus intéressante : elle permet de continuer à apprendre des choses en cours, mais de passer régulièrement des périodes en entreprise pour couper la monotonie éventuelle des enseignements traditionnels. Le fait de voir à quoi nous servent nos connaissances motive également davantage à les étendre.
L’alternance m’a redonné goût à étudier car mes études n’étaient plus aussi répétitives, assis devant une table à écouter des choses toute la journée.

PORTRAIT Hua Olivier

 Olivier, 25 ans

Ancien Apprenti en Licence Analyse des Matériaux à l'Université de Paris Diderot
 

Je garde un très bon souvenir de mon alternance. L’équipe (de trois personnes, moi compris) a très bien su m’accueillir, et s’est organisée pour assurer ma montée en compétences. L’une des clés d’une alternance réussie est pour moi la capacité de la structure d’accueil à trouver une place pour l’apprenti, qui permette de valoriser ses compétences théoriques encore fraîches et actualisées tout en lui transmettant une culture de l’environnement professionnel. En ce sens, mon équipe a parfaitement su trouver cette balance.
Les avantages sont nombreux, mais je retiendrai principalement la création d’un réseau avant la sortie de la formation académique, permettant de défricher le terrain pour réussir son insertion professionnelle rapidement. C’est également un outil pédagogique très fort dans la mesure où il permet de valider, en situation réelle, des acquis et de les mettre en pratique rapidement. Cela contribue à la transformation d’un savoir scolaire en savoir-faire.
Je n’ai que peu d’inconvénients à relever mais je citerai peut-être, de façon spécifique à l’alternance, la difficulté qui peut se faire sentir au fil de l’année à accorder de l’importance à la formation académique. La volonté de s’engager directement dans une mission professionnelle, peut créer une certaine impatience et un délaissement des cours.

 

Benjamin, 26 ans

Ancien Apprenti en Master 2 Journalisme Scientifique à Paris Diderot