Témoignages : promotion 2015/2016

Même si j’étais bonne en classe j’avais très envie de vraiment travailler et de m’insérer dans la vie professionnelle. Après une prépa, un an de fac et deux ans d’école, je ne me voyais pas rester assise dans un amphithéâtre un an de plus, surtout si je devais en plus consacrer mes soirées et mes weekends à écrire un mémoire.
L’apprentissage présente de nombreux avantages : se professionnaliser dans la douceur, être responsabilisé au fur et à mesure, terminer ses études en abordant une transition vers un milieu professionnel. Il évite le désenchantement brutal de la fin de la vie étudiante et pour les étudiants issus d’un milieu modeste, avec des frères et sœurs derrière, avoir un revenu est un avantage certes trivial mais non négligeable.
En revanche, le rythme est très très lourd. Au CELSA, nous avions énormément de projets de groupe, de nombreux projets à mener toute l’année, ainsi que des partiels, et un mémoire à rendre. C’est très difficile de tout mener de front et c’est l’année la plus éprouvante pour moi, même plus que les années de prépa.

J’ai été embauchée en CDI à l’issue de mon apprentissage dans la même société. Je compte continuer la production cinématographique pour devenir directrice de production, productrice et pourquoi pas réaliser mes propres projets.

GARNIER Marie Celeste

Marie, 24 ans

Ancienne apprentie en M2 Master 2 Communication - option: médias, innovation et création au CELSA
 

J’ai opté pour l’apprentissage afin de justifier d’une expérience professionnelle longue en plus de mon année de césure (je suis restée dans la même entreprise pour mon apprentissage après 6 mois de stage, j’ai pu donc justifier d’1 an et 9 mois dans la même entreprise, et 2 ans et 3 mois d’expérience professionnelle à la sortie de mon diplôme), devenir indépendante financièrement, et avoir ma dernière année d’étude financée.
L’apprentissage permet de justifier d’une expérience longue avant même l’obtention du diplôme, ce qui est un atout indéniable. Cela montre aux futurs employeurs que l’on était investis très tôt dans le monde professionnel,et que nous avons dû (et su) gérer un planning chargé.
C’est également un avantage financier puisque l’entreprise et la région prennent en charge les frais de scolarité et nous recevons un salaire chaque mois.
De plus, sur un marché du travail aujourd’hui difficile, en cas de difficultés à trouver un CDI à la sortie du diplôme, l’apprentissage nous permet de toucher le chômage pendant une certaine durée, ce que ne permet pas le stage de fin d’études.

Concernant la difficulté, je dirai que celle-ci est avant tout due à la charge de travail et à l’emploi du temps. Selon les rythmes en place, il est parfois compliqué de jongler entre l’école et l’entreprise et de s’organiser vis-à-vis de sa charge de travail… compliqué mais pas infaisable !

L’apprentissage a été une expérience parfois difficile mais très riche que je conseille aujourd’hui vivement, et qui pour sûr, a largement contribué à décrocher l’emploi que j’occupe aujourd’hui (Consultante dans une grande entreprise de Conseil & Audit). Sans hésitation, c’est mon parcours « long » chez Engie qui m’a permis de décrocher ce travail.

JOSSE Ambre

Ambre, 25 ans

Ancienne apprentie en M2 Communication à Sciences Po et Analyste stratégique au sein de la direction de la stratégie chez Engie lors de sa formation
 

L’apprentissage est une solution qui permet de combiner beaucoup d’avantages. La formation est financée par l’entreprise, on perçoit un salaire. Mes deux années de master à l’université de Paris Dauphine ne m’ont rien coûtés. On acquiert de l’expérience professionnelle de longue durée (mieux qu’un stage de quelques mois). Mon CV est maintenant riche en expérience et cela se ressent lorsqu’on cherche un emploi. J’ai beaucoup de réponses positives aux candidatures que j’envoie.
Néanmoins, l’apprentissage est une formation qui demande une capacité à supporter une importante charge de travail. Entre l’entreprise et l’université, il y a toujours quelque chose à faire, à anticiper, à travailler. Cette difficulté devient plus tard un avantage : une capacité à supporter un rythme élevé.
Mes expériences en apprentissage m’ont permis de mieux cibler mes intérêts et aspirations. J’aspire à un poste d’économiste dans une grande entreprise, banque, compagnie d’assurance ou même une institution gouvernementale.

 

Selon moi l’apprentissage est une valeur ajoutée sur un CV, là où les stages sont assez difficiles à obtenir et parfois moins intéressants en réalité que ce qu’on peut nous annoncer sur le papier. C’est aussi une manière de se professionnaliser tout en continuant à recevoir un apport théorique issu des cours. On est très vite responsabilisé, considéré, et opérationnel.

Les avantages sont essentiellement professionnels : on sort de la théorie pour de la pratique pure. C’est aussi un moyen de finir ses études en ayant déjà connu le monde du travail, tout en restant étudiant (avec les avantages que cela peut avoir). En ce qui concerne les difficultés, c’est surtout le rythme qui est très soutenu entre les cours et le travail qui est assez prenant.
Ce fut une expérience très enrichissante, tant sur le plan personnel qu’intellectuel. Si les premiers mois sont parfois durs, on prend assez vite le rythme.

Je souhaite maintenant trouver un métier dans la communication interne, que j’ai découverte durant mon apprentissage. Mais avant cela, je compte obtenir un second M2 au Celsa en Management et RH, toujours en apprentissage. J’ai ainsi conservé mon poste chez Bouygues Telecom pour monter en compétences et finir les missions entamées l’an dernier.

 

J’avais envie de découvrir concrètement ce que je pouvais faire de mes connaissances et commencer à entrer sur le marché du travail. C’est pourquoi, j’ai décidé de faire un apprentissage, afin de me détacher progressivement des études et m’insérer professionnellement dans le domaine qui me plaisait ; à savoir le monde des études.
Tout d’abord, l’apprentissage m’a permis d’obtenir l’emploi que j’ai aujourd’hui, ce qui est déjà beaucoup dans le contexte actuel. Mais plus que ça, il m’a permis d’obtenir une réelle expérience professionnelle que je peux valoriser sur mon CV. Les deux ans que j’ai effectué au sein d’Occurrence m’ont formé et font de moi aujourd’hui, une personne compétente et pleinement intégrée à mon entreprise. L’avantage d’une petite structure comme celle-ci est que l’on met très vite les pieds dans le plat. On est amené à être très autonome et à découvrir toutes les facettes du métier de la mise en place de l’étude, à sa production et à sa restitution.

Enfin, l’apprentissage permet d’acquérir une grande maturité professionnelle et personnelle. En effet, se débrouiller sur le marché du travail n’est pas quelque chose d’innée et d’évident quand on a passé toute son enfance entre les bouquins et les emplois précaires. Grâce à l’apprentissage, on apprend progressivement à se détacher du statut d’étudiant en étant accompagné doucement vers la sortie, vers un métier stable qui n’est plus uniquement destiné à se faire de l‘argent de poche. Je pense que c’est important de distinguer le job du métier : toutes mes études, j’ai enchainé les petits boulots et même si j’ai gardé mes jobs jusqu’à 4 ans, on comprend lors de l‘apprentissage que cela n’a rien à voir avec ce qu’on entend par métier. L’objectif n’est pas le même et les enjeux non plus. J’ai très mal vécu ma première année d’apprentissage car même s’il y a beaucoup d’avantages, il y a aussi énormément de difficultés à surmonter. Il faut parvenir à gérer un rythme très soutenu en enchainant les cours et le travail. Rigueur, hygiène de vie et organisation étaient les maîtres mots.

Suite à mon apprentissage, j’ai obtenu mon Master avec mention bien. Quelle fierté quand vous allez récupérer votre diplôme et que vous vous dites que tout est fini, que malgré toutes ces difficultés et ces doutes, vous avez réussi. J’ai même gagné « Le trophée du Syntec étude » dans la catégorie mémoire de master 2 en méthodologie quantitative.