Témoignages : promotion 2015/2016

J’avais envie de découvrir concrètement ce que je pouvais faire de mes connaissances et commencer à entrer sur le marché du travail. C’est pourquoi, j’ai décidé de faire un apprentissage, afin de me détacher progressivement des études et m’insérer professionnellement dans le domaine qui me plaisait ; à savoir le monde des études.
Tout d’abord, l’apprentissage m’a permis d’obtenir l’emploi que j’ai aujourd’hui, ce qui est déjà beaucoup dans le contexte actuel. Mais plus que ça, il m’a permis d’obtenir une réelle expérience professionnelle que je peux valoriser sur mon CV. Les deux ans que j’ai effectué au sein d’Occurrence m’ont formé et font de moi aujourd’hui, une personne compétente et pleinement intégrée à mon entreprise. L’avantage d’une petite structure comme celle-ci est que l’on met très vite les pieds dans le plat. On est amené à être très autonome et à découvrir toutes les facettes du métier de la mise en place de l’étude, à sa production et à sa restitution.

Enfin, l’apprentissage permet d’acquérir une grande maturité professionnelle et personnelle. En effet, se débrouiller sur le marché du travail n’est pas quelque chose d’innée et d’évident quand on a passé toute son enfance entre les bouquins et les emplois précaires. Grâce à l’apprentissage, on apprend progressivement à se détacher du statut d’étudiant en étant accompagné doucement vers la sortie, vers un métier stable qui n’est plus uniquement destiné à se faire de l‘argent de poche. Je pense que c’est important de distinguer le job du métier : toutes mes études, j’ai enchainé les petits boulots et même si j’ai gardé mes jobs jusqu’à 4 ans, on comprend lors de l‘apprentissage que cela n’a rien à voir avec ce qu’on entend par métier. L’objectif n’est pas le même et les enjeux non plus. J’ai très mal vécu ma première année d’apprentissage car même s’il y a beaucoup d’avantages, il y a aussi énormément de difficultés à surmonter. Il faut parvenir à gérer un rythme très soutenu en enchainant les cours et le travail. Rigueur, hygiène de vie et organisation étaient les maîtres mots.

Suite à mon apprentissage, j’ai obtenu mon Master avec mention bien. Quelle fierté quand vous allez récupérer votre diplôme et que vous vous dites que tout est fini, que malgré toutes ces difficultés et ces doutes, vous avez réussi. J’ai même gagné « Le trophée du Syntec étude » dans la catégorie mémoire de master 2 en méthodologie quantitative.

 

L’apprentissage me semblait être le meilleur moyen pour mieux appréhender les enjeux du monde du travail. D’autant plus en Master Ressources Humaines où il faut une expérience terrain. Avec l’apprentissage, j’ai pu développer un véritable savoir-faire mais aussi un savoir-être en entreprise. En outre, l’apprentissage nous permet une transition plus douce entre la formation universitaire et le monde du travail, il permet de laisser murir notre projet professionnel. Enfin, une raison plutôt évidente m’a poussée à opter pour l’apprentissage : une meilleure insertion sur le marché du travail avec de plus larges opportunités, ce qui s’est d’ailleurs avéré véridique.
Tout au long de mon apprentissage j’ai apprécié l’évolution de mes missions au fur et à mesure des semaines, la confiance de mes collègues, ainsi que la possibilité de donner des idées et de participer à des projets stratégiques de l’entreprise.

Quant aux inconvénients, il est vrai que le rythme est soutenu. On doit jongler entre la vie d’un véritable salarié et celle d’un étudiant. Ces deux vies ayant chacune leurs propres contraintes, le challenge est de réussir à trouver le bon équilibre pour allier les deux.

Aujourd’hui je suis chargée de recrutement et relations écoles dans un cabinet de conseil international. J’ai opté pour ce choix notamment par rapport au challenge des missions de mon nouveau poste, que j’ai pu intégrer directement après mon apprentissage.

Mon projet professionnel sur le plus long-terme étant de continuer à explorer le large domaine des ressources humaines tout en sortant continuellement de ma zone de confort. Je laisse toujours une porte grande ouverte vers l’international.

Juliette, 23 ans

Ancienne apprentie en Master 2 Organisation et Management des Ressources Humaines à Sciences Po et Chargée de recrutement, diversité et marque employeur chez Generali lors de sa formation.
 

L’apprentissage était pour moi la voie évidente à la poursuite de mes études. Après 4 années dans le supérieur, ma formation manquait de caractère et de nuance pour pouvoir m’insérer dans le monde professionnel. Car même si l’économie fondamentale est intéressante, c’est une science, et comme toutes les sciences sa mise en pratique dans le monde professionnel n’est pas évidente.
Lors de mes recherches, le réseau de mon master était suffisamment large pour que ce soit l’entreprise qui me contacte. Celle-ci correspondait tout à fait à mes critères, je n’ai donc pas cherché davantage.

Grâce à l’apprentissage j’ai pu me former à un métier en rapport avec ma formation, formation que je peux revendre sur le marché du travail aujourd’hui. La principale difficulté a été « l’après apprentissage », car le contexte de mon entreprise ne lui a pas permis de m’embaucher à la fin de mon contrat. Or il y a un certain affect qui s’est développé chez moi, dont j’ai eu du mal à me défaire. Le rythme de la formation peut également être compliqué, surtout en période d’examens.

Actuellement en CDI dans une Société de Services et d’Ingénierie Informatiques, je veux multiplier les expériences dans le secteur du transport aérien pour connaitre tous les tenants et aboutissant de l’activité d’un transporteur aérien de passagers. J’ai l’espoir de créer une compagnie aérienne dans un futur plus ou moins proche.

THOMAS Valentin

Valentin, 24 ans

Ancien apprenti en Master 2 Transports Internationaux à l'Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne et Assistant Chef de projet Analyse du Réseau Aérien (ARA) chez Air France lors de sa formation.
 

J’ai choisi de suivre ma formation en apprentissage parce que c'est tout d'abord un moyen d'être indépendant financièrement et d'accéder à des formations parfois inaccessibles d'un point de vue financier.
J'avais également envie de démarrer dès maintenant ma vie professionnelle et enfin, l’apprentissage est aujourd'hui de mieux en mieux perçu par les entreprises.
Le rythme est plus intense en alternance (plus d’heures), de plus il est difficile de jongler entre une vie étudiante et professionnelle. Cependant, l’expérience ainsi que la connaissance profonde de l’entreprise que j’ai pu acquérir compensent largement l’effort.

A la fin de mon master, je pense me diriger vers un poste de consultant stratégie IT dans un grand cabinet de conseil.

FRANC Adrien

Adrien, 24 ans

Apprenti en Master Gestion et Systèmes d’Information à l’Université de Paris Dauphine et Chef de projet en assistance à maîtrise d’ouvrage chez Air France.
 

J’ai connu l’apprentissage par le biais de mon école, c’est eux qui m’ont suggéré des pistes possibles mais j’arrivais à l’école dans l’optique de faire un apprentissage. A 23 ans, pour moi il n’était plus possible de rester toute l’année dans une salle de cours, je voulais du terrain. Dans mon métier, le journalisme, l’expérience s'acquiert au fil des reportages, des rencontres, des expériences de terrain. J’avais donc hâte d’en faire et l’apprentissage était le chemin le plus rapide pour y arriver. A posteriori, c’est sans doute une des meilleures décisions de ma vie.
Evidemment, le fait de garantir mon indépendance financière était aussi un réel atout de l’apprentissage. C’était gagnant-gagnant comme on dit. Les avantages sont évidents : on apprend beaucoup sur le terrain, mon tuteur était présent au jour le jour pour me faire progresser. Il attendait de moi que je progresse à la fois rapidement (pour apporter à son équipe) mais sans brûler les étapes, avec une vraie prise en compte de ma situation.

Aujourd’hui, je vais terminer mon apprentissage en juin prochain. Idéalement, j’aspire à intégrer Radio France dans les prochaines années.

Mahauld, 24 ans

Ancien apprenti en Master Journalisme à Sciences Po et Journaliste Reporter à Radio France